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Les plus grands trafiquants de drogue du Maroc (happyknowledge.com)

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Posté par Le bisounours

Le Maroc est parmi les plus grands exportateurs de Haschich au niveau mondial, 65% de la quantité saisie à l’échelle internationale par les autorités douanières, provenaient du royaume.

Le pactole du kif représenterait un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards de dirhams, avec 47 000 hectares de champs de culture et près de 800 000 cultivateurs.

Au fil des décennies de véritables mafias se sont constituées, comme le cas de Mounir Ramach, El Néné ou Bin El Ouidane.

Tour d’horizon sur les plus dangereux barons de la drogue de l’histoire du Maroc et comment ils finissent leur vie.

Mounir Erramach

Mounir Erramach est parmi les plus grands narcotrafiquants de drogue que le Maroc ait jamais connu. Interviewé par La gazette du Maroc en 2006, Il a révélé qu’à ses débuts, il opérait dans la contrebande de cigarettes avant d’être contacté par Chrif Bin Louidane, alias Mohamed El Kharraz, un narcotrafiquant qui bénéficiait de la protection de certains hauts responsables des services de sécurité de l’époque, et qui lui a proposé de bosser pour lui.

Selon la version des faits, qu’il a dévoilé à la Gazette du Maroc, Erramach a rejoint la filière d’EL Kharraz, et a commencé par une opération d’acheminement d’une tonne et demie de haschich vers l’Espagne, très vite le business fleurissait.

Dans ce monde il est impossible de faire un pas en arrière, Erramach se trouvait en Espagne et quand il a voulu quitter la filière de Bin Louidane, il a reçu des menaces et des intimidations, très vite un avis de recherche national a été lancé contre lui par la DGSN, c’était en quelque sorte, le début de sa fin.

Selon les propos de Mounir Erramach, El Kharraz lui a demandé de payer 800 millions de centimes pour effacer son nom de l’ordinateur central des services de police, un compromis que Erramach a accepté et grâce auquel il a pu rejoindre le Maroc, 4 mois avant son arrestation.

Le 11 août 2003, un commando de policiers entourait l’appartement de la mère de Erramach, ce dernier n’a pas résisté et a été transféré illico presto au commissariat pour un interrogatoire qui a duré plus de 7 heures.

Mounir Erramach a été condamné à 3 ans de prison ferme par la Cour spéciale de justice pour corruption et à 20 ans de prison par la Cour d’appel de Tétouan, ainsi qu’à une amende de plus de 3 milliards de dirhams pour trafic de drogue à l’échelle internationale.

Chérif Ben Louidane

Chérif Ben Louidane, alias Mohamed El Kharraz, est un trafiquant de drogue de calibre mondial, présenté comme le plus influent de l’histoire du Maroc, son arrestation a fait couler beaucoup d’encre et éclater l’une des plus spectaculaire affaire de drogue que le Maroc ait jamais connu.

La fortune cumulée par chérif Ben Louidane grâce au trafic de drogue est comparable à celle des grands parrains de la mafia, Chérif investissait tout son argent dans le foncier, son terrain de jeu de prédilection.

En effet, la majorité de ses gains ont été blanchi et réinjecté dans des terrains dans le Nord du Maroc, et pour ne pas se faire voir en cas de pépin, une grosse partie était au nom des siens, enfants, proches, femme.

Il était également considéré dans sa région comme un bienfaiteur, il finançait les mosquées, offrait des maisons aux paysans, sponsorisait des équipes de foot…

Après onze ans de travail, Ben Louidane a tissé un grand réseau de trafic avec des complices au plan local et international.

Lors de son arrestation, il a révélé qu’il menait des opérations très juteuses, avec des quantités allant de 150 kilos à 3000 kilos, et pour chaque kilogramme de haschich, il encaissait une somme de 700 dirhams, plus 300 dirhams par kilo s’il supervisait le transport.

Le patrimoine de Ben Louidane selon La Gazette du Maroc :

  • Une ferme agricole d’une superficie de 20 hectares à Douar Slaouiyine, acquise en 1999 pour un montant de 500 000dhs et enregistrée au nom de sa femme et ses enfants**
  • Une ferme de 18921 mètres carrés, dans la commune rurale de Boukhalef, acquise pour une somme de 200000 DHS**
  • Une ferme agricole d’une superficie de 46845 mètres carrés, à Douar Abkoui, achetée pour la somme de 1 003 340 dhs.**
  • Un lot à Douar Badrioui, commune de Boukhalef d’une superficie de 15 600 mètres carrés acheté pour un montant de 1 300 000 de dirham.
  • Un lot à Hay Souani à Tanger pour la somme de 3 500 000 dhs au nom de son épouse et ses enfants.
  • Une villa à Hay Jamaâ Mekraâ d’une superficie de 2500 mètres carrés pour une somme de 2 350 000 dhs au nom de sa femme et ses enfants.
  • Une usine de briques à Hay Al Ouama à Tanger, qu’il possède en association avec Abdelkrim El Ouazzani Sghir, connu sous le nom d’El Mtioui pour une somme colossale de 33 800 000 000 00 dhs.
  • Un terrain à Hay Katiout à Tanger d’une superficie de 2500 mètres carrés qu’il possède avec son assoocié Abdelkrim El Ouazzani Sghir pour une somme de
    8 750 000 dhs.
  • 20 magasins commerciaux au Mâarif à Casablanca pour une somme de 8 500 000 dhs,
  • Une terre agricole à Al Harti à Marrakech d’une superficie de 5000 mètres carrés pour une somme de 8 500 000 dhs au nom de son père Mohamed El Kharraz et ses sœurs Zahra et Fatéma.
  • Ainsi que d’autres terrains, magasins, villas et lots…

El Nene

Mohamed Taieb El Ouazzani, alias El Nene (le gamin) est l’un des plus grands trafiquants de drogue marocains, selon la presse espagnole « un joint sur 10 fumé en Espagne serait acheminé par El Nene », et comme il aime le rappeler « j’ai plus de millions que d’années ».

Bad-Boy et toujours sur le fil du rasoir, El Nene a la gâchette facile et le sang chaud, les images ou il faisait un bras d’honneur à la Guardia civil lors d’une course-poursuite en haute mer, ont fait l’ouverture de plusieurs journaux télévisés en Espagne et en Europe.

Son nom était sur toutes les lèvres dans les rues de Jado, son quartier natal, à l’âge de 14 ans, El Nene a plongé dans le monde de la drogue, et a commencé à bosser pour le compte du clan Echeeri, qui était parmi les plus grands barons de drogue dans le nord.

Connu par les services de police, El Nene a plusieurs antécédents judiciaires (coup et blessures, trafic de drogue, port d’armes, homicides etc…), il a déjà écopé en 2004, de 3 ans de prison ferme puis 8 ans, dans le cadre de l’affaire Erramach.

C’était la chute de son business, incarcéré à la centrale de haute sécurité de Kénitra, El Nene n’était pas considéré comme un prisonnier ordinaire, il était choyé par les gardiens et avait dans sa cellule tout le confort (Connexion à internet, Ecran plat, climatiseur etc…).

Selon lepoint.fr, il pouvait s’offrir « des permissions d’une nuit, voire de plusieurs jours, qu’il passait dans les boîtes de nuit et les villas de Mehdia, la station balnéaire située à 10 kilomètres de Kénitra ». Lors d’une virée, il s’est évadé et six gardiens de Kénitra ont été condamnés pour complicité…

Selon la presse marocaine, Mohamed Taieb El Ouazzani aurait trouvé la mort en Août 2014, il aurait été tué par balles à bord de son yacht, au large de Marina Smir suite à un règlement de compte entre gangs rivaux.

Pour ce qui est de son patrimoine, El Nene possédait deux villas à Marina Smir, plusieurs villas en Espagne, ainsi que des commerces dans le centre-ville de Sebta (café, magasin d’électroménager, boutique de vêtements, etc…).

Berhili

Petit entrepreneur, propriétaire d’une pâtisserie, Ben Ziane Berhili, n’a pas la tête de l’emploi de celui que la presse italienne appelle le Roi des trafiquants.

Mais chaque année ce monsieur à la tête d’un père de famille tout ce qu’il y a de normal envoyait en Europe environ 4 millards d’Euros de haschich.

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