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Guide de la femme marocaine divorcée (happyknowledge.com)

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Posté par Citoyen marocain

Toutes les informations et les conseils à connaître par les femmes avant et après le divorce au Maroc

Femme divorcée en train d'enlever sa bague de mariage

On est en 2017 et le divorce au Maroc est toujours vu comme tabou si ce n’est un véritable fléau de société. A l’heure où un divorce coûte entre 300 et 10 000 Dh au Maroc, de plus en plus de couples Marocains divorcent. Et dans cette course au divorce, c’est la femme marocaine qui sort grande perdante, elle est souvent plus susceptible à l’exclusion sociale et la pauvreté, surtout pour les franges les plus fragiles de la société.

Selon un récent rapport du HCP, 3,4% des femmes marocaines sont divorcées contre 0.9% chez les hommes.

Ce chiffre révèle qu’une fois divorcées, les femmes ont plus de mal à se défaire de leur statut de « divorcée ».

Quant aux hommes, on comprend bien, qu’ils ont moins de mal à reconstruire leur vie. Généralement; les Marocains se remarient assez facilement, parfois même à plusieurs reprises, et ce même en ayant des enfants à charge. Il faut dire que la société marocaine les encourage à se remarier pour refonder une famille.

Les marocaines célibataires acceptent le mariage avec un marocain divorcé à condition qu’il possède la volonté de fonder une famille et qu’il ait les moyens financier suffisants pou le faire dans de bonnes conditions.

Quant à la marocaine divorcée, peu importe le motif de son divorce, violence conjugale, incompatibilité des caractères ou sexuelle, son divorce est vécu comme une maladie chronique dont les symptômes doivent être à tout prix cachés. Il est très rare, voire presque impossible qu’une marocaine se remarie dans une société qui prône la pureté du corps et de la chasteté. La marocaine divorcée est victime d’une image de « femme aux mœurs légères » et elle est devient par la force des choses, une proie facile face aux aléas de la vie.

Si elle a le malheur d’avoir des enfants, la divorcée marocaine est confrontée à une précarité sociale et financière sans pareil. Elle se retrouve du jour au lendemain avec une responsabilité qu’il faut entièrement assumer de peur de perdre la garde totale de ses enfants. Cette situation met à mal voire retarde son processus de reconstruction et de réintégration dans la société marocaine.

Voici quelques conseils à suivre pour survivre à un divorce.

Avant le divorce

Anticiper le partage des biens

Texte pour malvoyants

Le divorce ne rime pas communément avec partage des biens. Contrairement à ce que pensent plusieurs femmes marocaines, le partage des biens n’est pas automatique et nécessite de prendre ses prédispositions. Devant le tribunal, l’épouse doit prouver par le billet de facture ou d’autres documents qu’elle a contribué à l’achat des biens. Elle doit tout aussi spécifier sur son contrat de mariage que le divorce doit entrainer le partage des biens avec son futur ex-mari.

Se battre pour la garde des enfants

Texte pour malvoyants

Avant que le divorce soit prononcé, la question de la garde des enfants doit être entièrement abordée par les deux époux. La femme doit être particulièrement vigilante dans la mesure où son remariage peut entraîner la perte de la garde des enfants sauf exceptions prévues par le code de la famille. Seuls les cas où l’enfant a moins de 7 ans ou est atteint d’une maladie ou d’un handicap n’entraînent pas une déchéance de la garde des enfants. Dans certaines situations, il est préférable de mettre sur contrat les horaires de visites du père de manière à assurer de pleins droits son droit de garde.

Assurer une pension alimentaire décente à ses enfants

Quant à la pension alimentaire, la Moudawana ne fixe pas les critères pour l’estimation de la pension alimentaire. C’est le juge qui fixe le montant de la pension alimentaire en prenant en considération le nombre d’enfants et le revenu du père. Certaines marocaines divorcées perçoivent des montants de 300 ou 400 DH par mois. Pour assurer un montant en adéquation avec le niveau de vie auquel la future divorcée était habituée, elle doit appuyer sa demandee avec des documents qui précisent l’ensemble des revenus de son futur ex-mari. Avant même d’évoquer le divorce, il est souhaitable réunir toute les preuves nécessaires, quand cela est possible. Il faut faire attention et savoir négocier car, certains époux refusent de verser la pension alimentaire et sont même prêts à faire de la prison au lieu de la payer.

La procédure de divorce

Commencez par choisir le type de divorce en fonction de votre contexte : par déclaration ou par jugement, le mieux est de consulter un avocat qui saura vous aider à choisir la meilleure approche.

Après le divorce

Se reconstruire

La femme marocaine fraîchement divorcée doit être en mesure de se concentrer sur son bien-être. Après l’acceptation de son divorce, la Marocaine doit s’engager dans une nouvelle phase, celle de la renaissance. La Marocaine doit s’adonner à de nouvelles activités sportives par exemple et échanger avec un groupe de soutien qui vont la tenir occupée et distraite. Cette phase, c’est aussi une occasion en or pour pouvoir se développer sur le plan personnel. Surmonter la peur du célibat est sans aucun doute un bon début.

S’organiser sur le plan financier

Un seul mot d’ordre : budgétiser. La Marocaine divorcée doit être en mesure d’allouer des budgets qu’il faudra respecter. C’est la condition sine qua none pour surmonter financièrement un divorce. A savoir aussi que le Fond d’aide familiale au Maroc accorde une aide financière aux divorcées sans travail avec des montants qui ne dépassent pas les 1050 DH.

Communiquer avec le père de ses enfants

Texte pour malvoyants

Même si le divorce s’est mal terminé, il est très important d’entretenir de bonnes relations avec le père de ses enfants. La Marocaine divorcée doit être en mesure de fixer certaines règles de conduite et communiquer sur les questions qui concernent le bien-être des enfants.

Devenir ami avec ses enfants

L’adolescence est souvent l’âge de la rébellion. Pour éviter que cette phase dégénère vers la déviance juvénile, il faut devenir ami avec vos enfants dès leur jeune âge en communiquant avec eux. Et surtout, la marocaine ne doit pas empêcher ses enfants de voir leur père.

Se remarier

Texte pour malvoyants
Photo : justmansfotos

Quand une marocaine divorcée veut se marier, elle doit redoubler d’attention pour son bien-être et celui de ses enfants. Il faut dire que la plupart des Marocains ont une vision très biaisée des marocaines divorcées. Beaucoup d’entre eux pensent qu’elles sont moins exigeantes et plus facile à séduire. La Marocaine divorcée doit se marier avec un homme mature qui la comprenne elle et ses responsabilités, et surtout qui accepte son passé.

En vidéo : l’expérience d’une blogueuse tunisienne sur le divorce

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